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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 11:05


Le 11 juin 2021, a eu lieu un évènement intitulé « Unir nos forces contre le travail des enfants », organisé par l’OIT et le Gouvernement français à l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des Enfants (aujourd'hui 12 juin). En raison de l’urgence sanitaire planétaire, cet évènement s’est tenu sous la forme d’un séminaire en ligne de 10:00 à 12:30 CEST (Central European Summer Time)- heure de Paris.

 

Les estimations publiées à l’occasion de cette journée mondiale par le BIT et l’UNICEF nous rappellent que le travail des enfants sévit encore dans le monde. Quelles en sont les réalités? Quel a été l’impact de la pandémie de Covid-19 ? Par quels moyens combattre le travail des enfants et venir à bout de ses pires formes d’ici 2025 comme s’y sont engagées les Nations-Unies ? Ces questions ont été débattues lors de cet événement international auquel ont pris part des personnalités issues des pouvoirs publics, des entreprises, des organisations professionnelles et syndicales, des ONG. Des acteurs de premier plan ont témoigné des réponses concrètes mises en œuvre dans trois pays pionniers de l’Alliance 8.7: Madagascar, Côte d’Ivoire, Maroc. L’importance des nouvelles opportunités de collaboration a été soulignée, en ayant mis en avant l’engagement du gouvernement français et des entreprises françaises dans l’Alliance 8.7 et la plateforme de l’OIT sur le travail des enfants.

Parmi les 16 intervenants de haut niveau à ce séminaire en ligne, citons :

Guy Ryder, Directeur Général de l’OIT ; Elisabeth Borne, Ministre français du Travail ; Mialy Rajoelina, Première Dame de Madagascar ; Adrien Taquet, Secrétaire d’État français auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargé de l’Enfance et des Familles.

Ci-après, la transcription de l’intégralité de l’intervention de la Première Dame de Madagascar :

« Monsieur le Directeur général de l’Organisation Internationale du Travail,

Madame la Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion,

Mesdames et Messieurs,

Chers Participants.

Comme nous le savons, le covid a impacté le monde. En prenant la mesure du choc économique généré par la crise sanitaire, nous reconnaissons ensemble, ici, en cette Journée mondiale contre le travail des Enfants, l’urgence de la situation.

Je prends la parole, aujourd’hui, pour porter les voix des enfants de mon pays Madagascar.

Madagascar n’a pas été épargné par la pandémie. Même si le pays n’accepte pas de mettre ses enfants et leur avenir en péril, ce fléau a une incidence très grave sur les populations déjà fragilisées.

Cette année 2021 a été déclarée par l’Assemblée générale des Nations-Unies, « Année internationale de l’élimination du travail des Enfants ». J’aimerai vous parler d’une petite fille de 11 ans, Saholy.

Saholy, 11 ans, travaillait comme domestique à des centaines de kilomètres de chez elle, pour subvenir aux besoins financiers de sa famille.

Saholy, 11 ans, violée par son employeur, pendant son sommeil.

Saholy, petite fille de 11 ans, qui a subi les sévices sexuels, psychologiques, physiques, en prenant la responsabilité financière des adultes, de ses parents, de notre société.

Il était de notre responsabilité à tous de prendre soin d’elle, de son innocence, pour qu’elle vive l’insouciance de son âge.

Dix ans ont passé depuis que j’ai rencontré Saholy. Combien de Saholy survivent dans le monde, particulièrement à Madagascar ? Parfois, je suis découragée par les chiffres : plus de 152 millions d’enfants de par le monde, dont la plus grande proportion se situe en Afrique subsaharienne, sont encore touchés et astreints à des travaux dangereux.

Plus inquiétant encore : le Bureau international du Travail estime que près de 22.000 enfants sont tués au travail chaque année. C’est un signal d’alarme que nous ne pouvons ignorer. En raison d’une pauvreté extrême, des millions d’enfants quittent l’école et travaillent pour combler le manque de revenus.

Pour des millions d’enfants, le risque d’exploitation, voire d’esclavage, est réel.

Parfois oui ; oui, je suis vraiment découragée par ces constats. Alors, pour me redonner de l’espoir, je tourne mon regard sur tout ce qui a été fait. Et pour cela, je tiens à remercier l’Organisation Internationale du Travail qui, depuis 100 ans, n’a de cesse de s’engager dans la lutte contre le travail des Enfants.

En 2020, après sa ratification par les pays signataires, la Convention n°182 de l’OIT sur les pires formes de travail des Enfants, est désormais d’application universelle. Elle oblige les états-membres à réaliser, en priorité, des programmes d’actions afin d’éliminer les pires formes de travail des Enfants.

Grâce aux efforts fournis par la Communauté internationale, les gouvernements et tous les acteurs concernés, le travail des enfants a baissé de 38% ces dix dernières années. Ce qui correspond à près de 100 millions d’enfants qui ont retrouvé leur dignité.

« AGIR MAINTENANT ; METTRE FIN AU TRAVAIL DES ENFANTS » est le thème de cette année 2021. Un sujet fort qui appelle à l’action ; qui demande à s’engager davantage dans cette lutte.

Madagascar s’est investi dans cette voie, avec les différentes forces vives de la Nation, les organes étatiques, sociétés civiles, partenaires technique et financiers. La ratification de la Convention n°138, qui exige un âge minimum à l’emploi, a donné lieu à une alliance qui engage les parties prenantes, privées comme publiques, à coopérer pour trouver des solutions à ce fléau.

Pour répondre efficacement à ces nouveaux défis, notre pays a inscrit la lutte contre le travail des Enfants au rang de ses priorités nationales. Cette cause, pour un emploi décent pour tous, figure dans l’Objectif n°6 du Plan d’Émergence de Madagascar. Elle a engendré un plan d’actions national de lutte contre le travail des Enfants dans les mines de mica. Une démarche similaire est envisagée dans le secteur de la vanille.

Des mesures d’accompagnement sont mises en place pour que les dispositifs de protection des droits de l’Enfant soient opérationnels, tel que le Comité national de lutte contre le travail des Enfants et ses antennes régionales. Des conventions ont été ratifiées ; des textes ont été promulgués ; des actions ont été faites. Mais les résultats sont encore loin de ceux escomptés.

22,1% d’enfants malagasy sont privés de leur enfance, de leurs potentiels, de leur dignité. Ils sont dans la rue, dans les champs, dans les mines, dans des carrières. Prostitués ou abusés par des prédateurs, comme notre petite Saholy.

L’école n’est malheureusement pas une priorité pour les parents défavorisés. C’est pourquoi, depuis 2020, l’inscription dans les écoles publiques de Madagascar, est devenue gratuite, donnant ainsi l’accès à l’instruction aux plus démunis. La construction aux normes d’écoles publiques dans les 119 districts est, à ce jour, à un stade avancé.

Le soutien aux plus défavorisés et l’éradication de la pauvreté sont notre priorité. Cependant, la situation de Madagascar reste complexe. Je suis effrayée de constater que la situation du travail des Enfants n’évolue pas assez vite. Des us et coutumes, certaines croyances et traditions archaïques, cercles vicieux transmis de générations en générations, pèsent entre trop sur l’éducation des Enfants et, surtout, sur les petites filles.

Dans plusieurs régions de Madagascar, les familles sont composées d’au moins six (06) enfants. Ces cellules familiales sont souvent à la charge unique de la mère, car le père a, fréquemment, délaissé le foyer. Le planning familial s’active sur le terrain pour sensibiliser les femmes comme les hommes au nombre des naissances qui peuvent impacter leur avenir et celui de leurs enfants.

En nous apportant leur expertise en matière de prévention, certains organismes ont pris en charge le suivi médical de la Mère et de l’Enfant. D’autres actions sont menées dans le cadre du projet « Avotse » qui œuvre vers les plus vulnérables du Sud de Madagascar, victimes de la sècheresse et de malnutrition.

Vingt villages seront prochainement dotés d’activités génératrices de revenus. Principalement dans les activités agricoles. Des cantines scolaires gratuites encouragent déjà les parents à scolariser leurs enfants, afin de les nourrir dignement plutôt que de les faire travailler. C’est une belle initiative qui ne peut s’arrêter là. J’aspire sincèrement à la voir se développer dans tout le pays.

De la même manière, l’association Fitia s’active aussi à la construction d’une usine agro-alimentaire qui va donner majoritairement des emplois aux femmes, aux mères, pour que leurs enfants soient scolarisés. Cette usine va fabriquer des produits nutritionnels qui seront distribués gratuitement dans les écoles. Les études sur le terrain démontrent que la seule manière d’éradiquer le travail des Enfants, est de sensibiliser les parents, de les éduquer, de communiquer avec eux de façon pédagogique.

Il faut démontrer activement aux parents, mais aussi aux chefs de tribus, aux employeurs potentiels, à tous les adultes, que la protection des Enfants et de leur innocence est une responsabilité partagée. L’instruction des Enfants et des parents, est l’une des clés pour sortir de la pauvreté.

Certes, ce combat demande du temps. Mais nous devons agir maintenant et multiplier nos actions dès à présent. Ce n’est pas le moment de nous démobiliser, même si les conséquences de la situation sanitaire rendent la tâche plus problématique.

Je terminerai, ici, en m’adressant aux pays membres de l’Alliance 8.7 : poursuivons nos efforts pour la protection des Enfants. Ensemble nous pouvons atteindre notre objectif commun : Éliminer le travail des Enfants d’ici 2025. Soyons des artisans d’un monde où les Enfants pourront librement étudier, se divertir, et grandir dans un environnement exempt de souffrances et de contraintes.

J’aimerai remercier tout particulièrement le Gouvernement français pour l’accueil de cet évènement ; pour son Leadership ; ses efforts dans le cadre du partenariat mondial de l’Alliance 8.7 ; pour la lutte contre le travail forcé, l’esclavage moderne, la traite des êtres humains et le travail des Enfants.

Toutes mes pensées vont à Saholy pour son témoignage qui nous permet de prendre conscience de la réalité du travail des Enfants. J’aimerai lui transmettre, ainsi qu’à tous les Enfants de mon pays et du monde, cette phrase qui rappelle aux adultes la Bienveillance : « Mon corps est à moi, il n’est pas à toi. De la tête aux pieds, tu me dois le respect ».

Je vous remercie de votre attention »./.

Mialy R. RAJOELINA

Première Dame de Madagascar

Transcription : Jeannot Ramambazafy

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10 mars 2021 3 10 /03 /mars /2021 17:08
Antsiranana, 08.03.2021. Mialy R. Rajoelina sy ny honko

Antsiranana, 08 Marsa 2021 maraina, Andro Iraisampirenena ho an'ny Zon'ny Vehivavy. Nialohan’ny nanaovana ny fambolena honko eo amin’ny Baie des Français, plage Marofady, eo ampitan’ny Nosy Lonjo (« Pain de sucre »), dia nanao kabary kely Ramatoa Mialy R. Rajolina, Vadin’ny Filoham-pirenena, sy Ramatoa Bavy Angelica M., Minisitry ny Mponina sy ny Fiahiana ara-sosialy ary ny Fampiroboroboana ny Vehivavy. Noraketinay ato amin’ny madagate an-tsoratra ho lovainjafy.

 

« Ramatoa Filohan’ny Antenimierampirenena,

Ramatoa Vadin’ny Praiminisitra,

Ramatoa isany Mpikambana eo anivon’ny Governemanta,

Ianareo Vadina Minisitra,

Ramatoa isany Solombavambahoaka,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales à Madagascar,

Ramatoa Vadin’ny Governoran’ny Faritra Diana,

Ianareo Manampahefana isan-tsokajiny,

Tompokolahy sy Tompokovavy.

An-karavoana tanteraka no iarahabako antsika vehivavy rehetra tratrin’izao Andro lehibe ho fankalazana ny Andro Iraisam-pirenena ho an’ny Vehivavy izao. Isaorako ianao Ramatoa Minisitry ny Mponina sy ny Fiahiana ara-sosialy ary ny Fampiroboroboana ny Vehivavy tamin’ny fandraisam-pitenenanao teo.

Misaotra anao sy ireo mpiara-miasa aminao ihany koa, Ramatoa Minisitra, tamin’ny fiarahana nihisalahy tamin’ny fikarakarana izao fankalazana izao 8 Marsa izao.

Iarahantsika mahafatantatra loatra fa ny vehivavy dia manan-jo tokoa. Kanefa hita eny anivon’ny fiaraha-monina fa mbola misy ny tsy fitoviana. Ka izany indrindra no mahatonga ahy manohana hatrany ny vehivavy amin’ny asa ataony an-davanandro mba hananany fahavitan-tena, na eo anivon’ny tokan-trano, na eo anivon’ny fiaraha-monina.

Raha namboly bararata sy rofia isika omaly, dia hiaraka hamboly honko « mangrove » androany.

Ny « mangrove » dia hafahan’ny drakaka sy ny makamba mivelona sy mitombo isa, ary izy ireo dia anisan’ny foto-pivelomana ho antsika vehivavy eto Antsiranana.

Manadio ny tontolo iainana koa ny « mangrove », amin’ny alalalan’ny fisintomany ny « carbone ».

Araka ny fanta-tsika, ho fisoroana ny fiparitahan’ny valan’aretina coronavirus, dia isaky ny Renivohi-paritany no nankalazana ny 8 marsa ary eto Antsiranana no voatondro ho ivon’izany.

Koa nosafidianako manokana ny hitondra ny lahateniko ho an’ny Malagasy rehetra, amin’ny alalan’ny radio sy ny televiziona nasionaly (ETO). Koa manasa am-pitiavana antsika rehetra hanaraka izany.

Mankasitraka indrindra, ary manasa anareo avy hiroso amin’ny fambolena ireto honko ireto./ ».

Antsiranana, 08.03.2021. Mialy R. Rajoelina sy ny honko

F’inona moa ny vontoatin’ny kabarin’i Ramatoa Bavy Angelica M., Minisitry ny Mponina sy ny Fiahiana ara-sosialy ary ny Fampiroboroboana ny Vehivavy izany ? Ireto izany nambarany izany :

« (…) Raha ny Tantara dia efa tamin’ny fiandohan’ny taon-jato faha-XX no niady mafy ireo vehivavy nianona ny zo hiasa, hahazo karama mitovy ny amin’ny lehilahy, ho afaka hiteraka an-kalalahana, ary indrindra ho afaka mba andeha hifidy. Nandresy ireo zokin-tsika rahavavy ireo, ka izany fandresena izany no ankalazain-tsika isan-taona maneran-tany, isaky ny 8 marsa.

Efa azon-tsika ny zon-tsika rahavavy namana, fa ny fitakiana ny fampiaràna no ho ataon-tsika amin’ny alàlan’ny fandraisana andraikitra. Izany indrindra no ahatongavan-tsika androany, fa ny vevhivavy mizaka tena sy miarin-doha ao anatin’ny tontolo iainana mirindra no antoky ny fampandrosoana lovainjafy.

Fanta-tsika ary iainan-tsika tokoa. Tato ho ato dia misy ny olana miseho noho ny fiovan’ny toe-trandro, sy ny fasimban’ny tontolo iainana. Ka noho izany, miakatra ny afanana, tsy misy ny orana, tsy misy ny rano sotroina, maina ny tany, tsy misy ny vokatra. Ao ihany koa ny aretina covid-19 izay mamparefo ara-pahasalamana sy ara-toe-karena ka mampitombo ny fahantrana misy amintsika.

Ny zaza amam-behivavy no tena iaran’izany rehetra izany ka mahatonga azy ireo mifindra monina, ny any amin’ny faritra Atsimo. Izay no antony andraisan-tsika andraikitra amin’ny androany, amin’ny fanaovana izao fambolena honko na « mangrove » mba hanatsara ny tontolo iainan-tsika ka apetran-tsika ho lovainjafy.

Ataon-tsika izao mba anampiana ireo rahavavin-tsika, ireo mpanjono izay mitrandraka ity toerana ho fiveloman’ny ankohonany. Ka ao anatin’izany dia ho afaka hizaka-tena ara-toe-karena, tsy miankin-doha fa ho vehivavy mandray andraikitra sy mitovy lenta amin’ny fandraisana adidy an-tokan-trano izy ireo.

Ny Ministeran’ny mponina izay miahy ny Fampivoarana ny Vehivavy dia misaotra sy mankasitraka anareo rehetra fikambanam-behivavy, manam-pahefana sy tomonandraikitra isan-tsokajiny (…) ».

Nandika ny kabary an-tsoratra : Jeannot Ramambazafy

Naka vidéo sy ny sary : Andry Rakotonirainy

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13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 06:11
Madagasikara Herisetra. Sahia mijoro Sahia mitory

Ny 25 Novambra 2019 no nisokatra ny Ivo-toerana miady amin’ny herisetra ao Mahamasina Antananarivo. Najoro izany toerana izany ho fiarovana ireo olona hiaran’ny herisetra eny anivony fiarahamonina. Anjara andraikiny ny fihainona ireo tratry ny herisetra ary anampy ihany koa amin’ny torohevitra ho fisorohana izany. Ho an’ireo mitondra ratra noho ny vono nahazo azy dia manampy ara-medikaly sy ara-psikolojika ity ivo-toerana ity.

Ny antso maimaimpoana ny laharana maitso 813 kosa dia saika miasa isan’andro, mandray ireo fitarainana sy tranga herisetra misy eny anivon’ny fiarahamonina eny. Mandray an-tànana ara-psikolojika ireo niaran’ny herisetra ; manoro hevitra ny tokony hataon’ilay olona tra-pahavoazana ary manazava ny dingana rehetra tokony aleha. Miara-miombon’antoka ho fanatontosana izany rehetra izany ny Ministeran’ny Mponina (MPPSPF), ny Polisim-pirenena (BFP) ny UNFPA ary ny Fikambanana Fitia.

Raha ny vokatry ny antso teo anelanelan’ny 26 Oktobra ka hatramin’ny 01 Novambra 2020 dia toa izao: 57,55% amin’ireo nanao herisetra dia saika vady sy/na ny olona akaiky

Madagasikara Herisetra. Sahia mijoro Sahia mitory

Ny volana Aprily ka hatramin’ny Oktobra 2020, nitsinjara toa izao ireo anton’ny antso voaray tao amin’ny laharana maitso 813:

  • Herisetra mifototra amin'ny maha-lahy sy maha-vavy nahatratra 3.976. Ny volana Oktobra no hita fa somary nidina ny tahan’ireo antso mahakasika ity herisetra ity, naharaisana 475 raha toa ka antso 768 izany ny volana Aogositra. 3.409 no niharan’ny herisetra. 5.912 kosa no nangataka torohevitra. Ny herisetra fanolànana nahitana hatrany amin’ny 305 dia tao anatin’ny 7 volana fa nahatra 2.298 ny herisetra ara-batana.

Tsy mandray antso fotsiny anefa no ataon’ ny 813 fa eo koa ny fanorohana ireo hiaran’ny herisetra amin’ny dingana tokony ataony. 3.183 no nalefa teny anivon’ny sehatra mpahay lalàna toy mpitandro filaminana, ny minisiteran’ny Mponina, ny fokontany ary ny Ivo-toerana miady amin’ny herisetra ao Mahamasina. 2.479 nalefa teny amina tobim-pahasalamana ary 4.128 no nomena torohevitra ara-psikolojika.

Any amin’ny faritra indray dia anisany nahitana taha ambany momban’ny tranga herisetra. Ireto avy iany Faritra izany: Menabe, Vatovavy fitovinany, Analanjirofo, Betsiboka. Tsy nandrenesana fitarainana mahakasika herisetra kosa ny Faritra Atsimo Andrefana, Androy ary Anosy fa kosa nisy ny fangatahana torohevitra. Ny Faritra Analamanga no faritra manana ny taha ambony indrindra amin’ny herisetra amin’ny isa 58.

Madagasikara Herisetra. Sahia mijoro Sahia mitory

Teo anelanelan’ny volana Oktobra sy izao tapan’ny Novambra 2020 izao dia saika nahenoina fitarainana herisetra izay atao amina ankizy, indrindra fa ny fanolànana. Nisy tamin’ny ireo no mbola zaza herintaona sy tapany. Tao koa ny namoy ny ainy vokatr’izany fanolànana izany, eny fa na hatramin’ny ankizy lahy aza.

Vao tsy ela izay dia nanao antso avo amin’ny vahoaka Malagasy ny vadin’ny Filohan’ny Repoblika, sady filohan’ny Fikambanana Fitia, Ramatoa Mialy Rajoelina, nanentana mba  ho sahy hijoro  sy hitoroka manoloana ny fanararaotana atao amin’ny ankizy. Torotoro tanteraka ny fon-dreny omaly nahita ilay zazalahy kely vao herintaona sy tapany monja niharan'ny fanolànana. Amin'ny fomba ahoana loatra no ahafahana mahavita ireny fihetsika mamoafady amin'ny zaza tsy manan-tsiny ireny ?”.

“Nihaona mivantana tamin'ny ray aman-dreniny aho, nankahery ary manohana azy ireo amin'ny fitsaboana manontolo ilay zaza. Hanaraka akaiky ihany koa ny raharaham-pitsarana momba ity tranga mamoafady ity ny tenako. Aok’izay ny fahanginana! Sahia mitoroka, sahia mijoro! Manana andraikitra goavana isika rehetra amin’ny fampahafantarana ny tsy rariny sy ireo fihetsika mamohetra. Aok’izay ny herisetra. Melohako ny herisetra”.

Madagasikara Herisetra. Sahia mijoro Sahia mitory

Manentana ny rehetra, indrindra ny fianakaviana mba tsy hisalasala, hanatona ireny ivo-toerana fandraisana fitarainana amin’ny ady herisetra ireny, na hampilaza amin’ny antso maimaimpoana maitso 813 sy 147 ihany koa. Tsy misy atahorana na mampiahiahy fa ao anatin’ny tsiambaratelo avokoa ny fihainoana ireo olona ianjadian’ny herisetra.

Fanadihadihana no nahafantarana fa ny fisian’ny fihiboana lava be teto amintsika dia lasa naniry sain-dratsy ireo olona akaiky an’ireny ankizy ireny. Ny zava-misy dia tsy sahy mitory ny ray aman-dreny noho ny antony valifaty, ary misy ny vitavitan’ny raharaham-pihavanana fotsiny.

Madagasikara Herisetra. Sahia mijoro Sahia mitory

Tsy teto andrenivohitra ihany fa maro ny toerana nahitana izany tranga izany : Ankadivoribe Atsimo, Moramanga, Toliara, Fandriana, Ivato sy ny maro hafa. Sazian’ny lalàna farany henjana anefa ireo manao ity fanolànana, ity indrindra fa amin’ny ankizy.

Ny 04 Novambra 2020 dia nanao fanambarana ny Minisiteran’ny Fitsarana fa hampidirina any am-ponja vonjy maika avy hatrany ireo izay tratra nanao fanolànana. Tsy hisy ihany koa ny fanomezana fahafahana vonjimaika ary tsy ekena ny fanelanelanana.

Adidin’ny tsirairay no miaro ireo olona izay tandidomin’ny herisetra. Indrindra fa ny ankizy.

Andry Rakotonirainy

Madagate

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 10:09
Mialy Rajoelina, 28.04.2020. Nanolotra Vatsy Tsinjo

Amin'izao fidiran'ny mpianatra mpanala ny fanadinana izao, dia tonga nanome ny Vatsy Tsinjo ho an'ireo mpampianatra ny teo anivon'ny Fikambanana Fitia. Nahazo izany ny mpampianatra avy amin'ny CEG Nanisana, ny LTP Ampasampito, ny EPP Ankorondrano ary ny Lycée Analamahitsy.

Mialy Rajoelina, 28.04.2020. Nanolotra Vatsy Tsinjo
Mialy Rajoelina, 28.04.2020. Nanolotra Vatsy Tsinjo
Mialy Rajoelina, 28.04.2020. Nanolotra Vatsy Tsinjo

Nanatanteraka ny fizarana izany tamin'ireo toerana ireo ny Filohan'ny Fikambanana Fitia, Ramatoa Mialy Rajoelina. Nanomboana izany, ny Talata 28 Aprily 2020 ny teny amin'ny CEG Nanisana, misy mpampianatra miisa 140.

Mialy Rajoelina, 28.04.2020. Nanolotra Vatsy Tsinjo

« Antom-pisian'ny Fikambanana Fitia dia ny mitsinjo hatrany ny mpiara-belona, ary seha tra manokana iasana ny eo anivon'ny fampianarana. Mahatsapa tena izahay mànana adidy mandray andraikitra mba anohana anareo mpampianatra mpanabe, satria ianareo no mikolokolo ny zanantsika », hoy Ramatoa Mialy Rajoelina nandritra ny lahateny nataony fanolorana ny vatsy tsinjo.

Mialy Rajoelina, 28.04.2020. Nanolotra Vatsy Tsinjo
Mialy Rajoelina, 28.04.2020. Nanolotra Vatsy Tsinjo

Nozaraina « pack » tsirairay avy ireo mpampianatra izay misy : Fonosana Covid-Organics ho an’ny fianakaviana, vary 5 kg, voamaina 2kg, menaka, ronono, siramamy, moringa (voanambo), sira, tantely, arovava roa avy amin’ny Fikambanana Fitia ary gel hydroalcoolique fanasana tanàna.

Mialy Rajoelina, 28.04.2020. Nanolotra Vatsy Tsinjo

Nampirisika hatrany ny asa makadiry izay iantsorohan'ireto mpampianatra ireto ihany koa ny Fikambanana Fitia. Nasiana fanazavana ihany koa ny momba ny fampiasana ny fonosana Covid-Organics izay sahaza ho an'ny fianakaviana iray : ampangotrahana amin'ny rano roa litatra dia arotsaka ao anaty rano mangotraka ny fonosana iray, dia avela mangotraka mandritra ny roa minitra. Esorina avy eo ambony afo dia avela hilona mandritra ny 15 minitra. Tsy azo haverina hafanaina fa tsy maintsy sotroina ka taperina ao anatin’ny iray andro.

Mialy Rajoelina, 28.04.2020. Nanolotra Vatsy Tsinjo

Momban’ny fisotroana azy ho an'ny ankizy dia 33 cl in-telo mandritra ny herinandro, mifanelanelana iray andro. Izany hoe raha nisotro androany alatsinainy, dia tsy misotro raha tsy aminy alaobia. Ho an’ny lehibe indray dia 33 cl in-droa isan'andro mandritra ny herinandro. Marihana fa ireo zaza izay efa nisotro tany ampianarana dia tsy nisotro an'ity fonosana vao nozaraina ity, fa ireo tsy mbola nisotro no misotro azy ity.

Mialy Rajoelina, 28.04.2020. Nanolotra Vatsy Tsinjo

« Mitondra fahavitrihana ho an'ny mpampianatra ny fanampiana toy izao », hoy ny tale ny CEG Nanisana, Ramatoa Andrianasolo Fanjatiana. Ho an'ireo ankizy mpianatra izay tsy te hisotro ity Covid-Organics ity dia tsy terena fa manana safidy izy ireo. Tao amin’ny CEG Nanisana dia miisa 24 ireo tsy misotro, misy amin'izy ireo no efa nisotro teny anivon'ny fokontany ka tsy misotro intsony any an-tsekoly.

Mialy Rajoelina, 28.04.2020. Nanolotra Vatsy Tsinjo
Mialy Rajoelina, 28.04.2020. Nanolotra Vatsy Tsinjo
Mialy Rajoelina, 28.04.2020. Nanolotra Vatsy Tsinjo

Ary dia nitovy amin’izay fizotrany tao amin’ny Ceg Nanisana izay ny zava-niseho sy notontosaina tany amin’ny LTP Ampasampito, ny EPP Ankorondrano ary ny Lycée Analamahitsy fa ny isan’ny mpianatra sy mampianatra no samihafa. Marihina fa mpianatra hanala fanadinana ihany ireo mpianatra niverina nianatra ireo.

Andry Rakotonirainy - MADAGATE

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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 08:18

Ny fanasana tànana matetika amin'ny savony no fiarovana voalohany mahomby hanalavirana ny otrik'aretina isan-karazany toa ny Coronavirus COVID-19. Manome ohatra voalohany eto, Ramatoa Mialy Razakandisa Rajoelina, Filoha Mpanorina ny Association FITIA, miaraka amin'ny Ministeran'ny Fahasalamam-bahoaka sy ny OMS (Fikambanana iraisam-pirenenena momban' ny Fahasalamana)

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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 08:05
Mialy Rajoelina, 08.03.2020. Kabariny tany Toliara

Akory aby li e !

 

Tompokavy sy Tompokolahy,

Tonga ilay andro nandrasan-tsika hatramin'ny ela,

Tonga ity ilay fotoana mana-danja manokana ilay fotoana ifanaovan-tsika.

Koa tsotra ny teniko: miarahaba ny vehivavy malagasy rehetra tsy ankanavaka aho. Arahabaina nahatra izao fetin'ny vehivavy izao.

 

Miarahaba koa anareo rehetra Manam-boninahitra manatrika eto, ianareo Mpikambana ao amin'ny governemanta, ianareo Mpiara-miombon'antoka, ianareo Parlementera, ianareo rehetra tonga manome voninahitra an'izao fotoana izao.

Voalohanteny dia fankasitrahana ho anareo vehivavin'ny 8 marsa, izay nanatanteraka ny latro teo. Nahafinaritra tokoa ny loko marevaka sy ny endrika feno tsiky nasehoanareo tao anatin'ny afaliana.

Vory lanona eto isika vehivavy tsy anamarika fotsiny ity andro natokana ho antsika ity na anamarika ny fahatongavana eto fa anton'ny fihaonan-dehiben-tsika izao ny ampiray ny fon-tsika, ny anambatra ny feon-tsika mba aneho fa vonona ifandray tànana isika, vonona iara-mientana ho a'ny ho avy tsaratsara kokoa ho an'ny Firenentsika.

 

Ho an'ity taona ity, ny lohahevitra nosafidiana dia hoe : « Izaho sy Ianao, isika rehetra miombin’andraikitra hisitrahan’ny vehivavy ny zony ».

Ry vehivavy: sahia mijoro, andao hijoro. Adidin-tsika rehetra izany, indrindra adidin-tsika vehivavy izay itodiako manokana eto.

Moa va tsy isika no manome aina? Eny, amin'ny fomba samihafa sy lafin-javatra isan-karazany. Tsy isika koa ve ilay tsy mahita fitsaharana, tsy mety afa-po raha tsy manome ny tsara indrindra any amintsika.

Ananan-tsika ny fahaizana; ananan-tsika ny finoana; ananan-tsika ny risi-po koa anjaran-tsika no manamarika ny Tantara.

 

Mamelà ahy hitodika voalohany aminareo vehivavy mpikambana ao amin'ny governemanta izay manatrika eto. Masina ny asanareo, satria ianareo no manosika ny vehivavy malagasy ho any amin'ny fanabeazana. Lehibe sarobidy loatra ny andraikitra sahaninareo koa mamporisika anareo aho hanao ny ezaka rehetra mba hisian'ny fiovana azo tsapain-tànana.

Tombontsoa lehibe ny fisianareo vehivavy minisitra. Fantatray loatra fa ny vehivavy rehefa mitantana dia tsy mitsitsy aina, miasa mafy, manao sorona ny tenany mihitsy aza.

Toa ny reny tsy mikely soroka fa manome ny tsara indrindra mba hanatanterahana vina maro. Miandrandra anareo ny vehivavy malagasy, mitodika any aminareo ny mason'izy ireo.

Eo ampelatànanareo ny fahefana hanova zavatra, hanova ny toe-tsaina ary hanatsara ny fomba fijery samihafa. Andraikitra lehibe tokoa izany ary mila fikirizana sy finoana tsy azo ozongozonina. Matoky ny finiavananareo izahay; matoky fa manao mihoatra ianareo, eny mahavita mihoatra ireo lehilahy minisitra mihitsy aza.

 

Valo mirahavavy ianareo no mpikambana ao amin'ny governemanta, ianareo rahavavy, zoky ary zandry izay anankinanay ireto andraikitra manaraka ireto :

 

Ramatoa Narimamy Lucien Irma, Minisitry ny Mponina, ny Fiarovana ara-tsosialy sy ny Fampivoaran'ny Vehivavy;

Ramatoa Rakotovelomanantsoa Vohary, Minisitry ny Rano, ny Fanadiovana sy ny Fidiovana;

Ramatoa Rakotomalala Lantosoa, Ministry ny Indositria, ny Varotra sy ny Asa tànana;

Ramatoa Raharinirina Baomiavotse Vahinala, Ministry ny Tontolo iainana sy ny Fampandrosoana maharitra;

Ramatoa Andriamanana Rijasoa Josoa, Ministry ny Fanabeazam-pirenena, ny Fampianarana teknika ary Fampiofanana arak'asa;

Ramatoa Assoumacou Elia Béatrice, Ministry ny Fampianarana ambony sy ny Fikaroana siantifika;

Ramatoa Ranampy Gisèle, Ministry ny Asa, ny Fampananan'Asa sy ny Asam-panjakana ary ny Lalàna sosialy;

Ramatoa Rakotondrazafy Andriatongarivo Lalatiana, Ministry ny Fifandraisana sy ny Kolontsaina, izay niala tsiny.

 

Andriamatoa Filoha,

Mamelà ahy ampita ahy afatra kely ho an'ireto vehivavy Minisitra ireto. Afatra avy amin'ny vehivavy malagasy.

Raha mikasika ny fiainan'ny mponina, dia zava-dehibe ny fanatsarana ny fepetra iainan-tsika sy ny fiarovana ireo zana-tsika vavy indrindra ny fiarovana azy ireo amin'ny fampanambadiana ankaterana na aloha loatra.

Dingana iray lehibe ho antsika vehivavy ny fandaniana ny lalàna mifehy ny Ady amin'ny herisetra, ny 13 Desambra 2019 teo.

Tsy azon-tsika ekena intsony ny mbola hisian'ny herisetra atao amin'ny vehivavy eto amin'ny tanin-tsika. Ilaina ny fanamafisana ny fanampiana ireo izay mbola miaina ao anatina zavatra toy izany, toa ny fanomezana fampiofanana izay afahan'izy ireo miasa sy mahaleotena ara-bola no sady mitondra ny anjara birikiny amin'ny fampandrosoana.

 

Eto koa aho dia manararaotra hiresaka ny fomba samihafa. Misy, ohatra, ny fomban-tany izay manilika sy mampitoka-monina ireo tovovavy rehefa tonga fadi-bolana. Iray amin'ireo fomba izay manitsakitsaka ny zo fototra maha olona izany indrindra fa ny zon'ny ankizy vavy.

Mikasika ny sehatry ny fanadiovana sy ny fidiovana kosa, dia tsy misy ny aina raha tsy misy ny rano. Fanta-tsika ny ezaka mbola ho atao mba hanamorana ny fahazoana rano madio sy ny hanatsarana ny fahadiovana eny amin'ny tontolo iainan-tsika. Satria ny fahasalaman-tsika sy ny fahasalaman'ny zanan-tsika no voakasika tanteraka ao anatin'izany. Mila mifampitaiza amin'ny fahadiovana isika rehetra mba izany ny ho tahafin'ny zanan-tsika.

 

Ny vehivavy malagasy dia efa hita ankehitriny fa maro no miditra eo amin'ny sehatry ny fandraharahana ka mila tohanana eo amin'ny tetik'asany sy ny fikaroana lalam-bola izay ataony. Eto ihany koa ny fahaizan'ny mpanao asa tànana malagasy izay efa hita fa manan-talenta, ary mendrika ho hitan'izao tontolo izao izany. Ka miandrandra ny tompon'andraikitra mba hanokatra ny làlana ary ihany koa mba hanampy sy hanaraka ny dingana ho atrehin'izy ireo. Ny tanjona dia ny mba hanara-penitra ny fomba famokarana sy mba ho matihanina eo anivon'ny tsena iraisam-pirenena.

 

Tsy ny sehatry ny asa tànana ihany no afaka hampisongadina an'i Madagasikara fa manana ny kolontsaina mampiavaka antsika ihany koa isika. Mila vohizina izany mba ho reharehan’ny Malagasy rehetra. Mila hatosika sy hampiana ireo mpisehatra amin’ny tontolon’ny zavakanto, indrindra fa ireo vehivavy mba ho sangany ka ho Ambasadaoron’ny Malagasy manerana izao tontolo izao.

 

Ankehitriny, dia miaina tanteraka ao anatin’ny vanim-potoanan’ny fanatontoloana isika, kanefa mila malina sy mailo amin’ny fomba fampiasana ny tambazotra sosialy. Tsy tokony atao kilalao velively ny fampiasana an’izy ireny fa fitaovana tokony hoentina mitaiza sy manabe, hifampizarana hevitra tsara. Fitaovana tokony ampiasaina ao anaty fanajana ny hafa sy ny tena fa tsy entina hanaovana karazana fanararaotana. Zava-dehibe ny fanentanana hoentin-manarina an’izany, mba ahatonga ny Firenentsika ho modely amin’ny lafin’ny fifandraisana.

 

Tafiditra ao anatin’ny fanatsarana ny fiainan’ny vehivavy koa ny fiarovana ny tontolo iainana satria hafahana mitsinjo ny ho avin’ireo taranaka faramandimby, izay iarahantsika mahalala fa ady atrehin’izao tontolo izao. Ny ain’ny olombelona sy ny zava-manan’aina rehetra no tsinjovina ao anatin’ny fiarovana ny tontolo iainana. Ary mahavelom-bolo fa efa mihabetsaka ny vehivavy tanora miditra an-tsehatra sy tonga saina ankehitriny. Andao tohizana ny ezaka efa nataontsika ka hamafisina ny hetsika hamerenana an’i Madagasikara ho maitso.

 

Ny Fanabeazana no fanalahidin’ny fampandrosoana ny Firenena iray. Satria ny fahafahana dia azo avy amin’ny fahalalàna. Izany no tiantsika hampitaina amin’ny zanan-tsika, indrindra moa fa amin’ny zanan-tsika vavy ary zon’izy ireo tanteraka ny mandrato fianarana. Marihiko fa ny manabe zazalahy dia manabe olon-tokana, fa ny manabe zazavavy kosa dia manabe ny firenena iray manontolo.

Ny tontolon’ny Fanabeazana no hiankinan’ny andraikitra sarobidy dia ny famolavolana ny toe-tsaina, ny fahaizana mitondra tena ao anatin’ny fiarahamonina, ka ho tonga olom-pirenena vanona, afaka hiatrika ny fiainana sy ny ho avy. Mba hahatongavana amin’izany anefa dia tsara raha jerena ny fomba hanatsarana ny fepetra hianaran’ny ankizy amin’izao fotoana izao : ny fametrahana ny “cantine scolaire” mba hanampiana ny ray aman-dreny sy ho fanohanana ankizy, fa eo ihany koa ny fanatsarana ny fotodrafitr'asa sy ny praograma fampianarana mba ahafahan’izy ireo mianatra ao anatina fepetra tsara.

 

Maninona moa raha haverina hampianarana any an-tsekoly indray ny fanabeazana ara-sivika ny ankizy ? Raisiko ho ohatra ny zavatra miseho any Danemark izay voatondro ho firenena tsarahonenana indrindra eran-tany tamin’ny taona 2019. Vao kely ny ankizy dia taizàna amin’ny fahaizana manaja tena sy manaja ny hafa ary ny fahaizana miaina ao anatin'ny fiarahamonina. Ny soa fianatra hoy ny fahendrentsika malagasy!

Eo amin’ny tontolon’ny fampianarana Ambaratonga ambony, dia fantantsika ny fivoarana rehetra mila ho entina. Ny tanora Malagasy dia manana fahavononana sy manana fahaizana ka mila hatosika izy ireo mba ho afaka hanome ny tsara indrindra ao aminy. Mino aho fa raha hamafisina ny praograma eny amin’ny Oniversite dia hanana tanora mamiratra isika mandritra ny fianarana izay ataony sy rehefa miditra eo amin’ny sehatry ny asa.

 

Ny sehatry ny asa anefa matetika dia ahitana ny tsy fitovian-jo eo “amin’ny lahy sy ny vavy”. Mbola maro koa ny ezaka mila atao eo amin’ny fanajana ny zon’ny vehivavy miasa : tafiditra ao anatin’izany ny “congé de maternité” sy ny ora natokana ho an’ireo reny mitaiza kely. Mila jerena akaiky ihany koa ary harovana mihitsy azà ireo ankizy tsy ampy taona izay terena miasa. « Izaho sy Ianao, isika rehetra miombin’andraikitra hisitrahan’ny vehivavy ny zony ». Tsarovy ary tano ao am-po mba tsy ho adino io lohahevitra lehibe vohizintsika io.

 

Ry vehivavy Malagasy,

An-tsaiko mandrakariva ny olana sedrainareo, ireo toe-javatra miteraka fitaintainana ao amin’ny andavan’androm-piainanareo, ao ihany koa izay mety ho fanirianareo sy izay antenainareo. Izany rehetra izany dia tsapako, reko ary hitan’ny masoko. Tiako hifampizarana aminareo eto androany fa nandritra ny fitsidihana ireo traboina farany teo, dia tena nahakasika ny foko tanteraka ny olana nianjady tamin’ireo vehivavy any amin’ny Faritra Boeny sy Alaotra Mangoro.

Hitako taratra teny amin’ny masony ny ahiahy. Potika tanteraka ny trano fonenany, simba ny fambolena, very na maty ny biby fiompy. Tsy nisy noraisina intsony. Tena mafy no nanjo azy ireo ! Nefa na dia teo aza izany tranga nampalahelo izany dia nitraka hatrany izy ireo. Tsapako ny adin-tsaina, ny olana nosedrainy, ny ezaka nataon’izy ireo mba hiatrehana iny tranga iny.

 

Tsapako ihany ny alahelo kanefa tsy maintsy manome toky ny ankizy ihany koa izay mila misakafo sy harovana. Nitondra am-pahanginana ny zioga rehetra ireo vehivavy ireo. Na dia te-hihiaka aza anefa izy ireo dia aleony nampiseho fahamendrehana hatrany. Torak’izany koa ireo vehivavy tany Atsimo.

Tsy maintsy manao izay faraheriny mba hahafahan’ny tokantranony ho tafavoaka na dia teo aza ny hafanana, ny hanoanana, ny harerahana, ny kere... izay maniraka azy ireo handeha an-tongotra an-kilometatra maro mba hahita na dia indraim-bava kely aza.

 

Ry Vehivavy Malagasy,

Tsy misy zavatra mora. Tsarovy fa ny tena fandresena dia refesina amin’ny fahafahantsika miarina rehefa lavo; ny fahafahantsika miatrika zava-tsarotra nefa tsy milavo lefona mihitsy.

Ny faniriko dia hifanome tànana isika mba ifampisintona miaraka hiakatra mba hanorina tontolo kanto kokoa ka ho reharehantsika ny hamela izany ho an’ ny taranaka faramandimbintsika.

 

Amaranako ny fandraisako fitenenana eto dia hindramiko ny tenin’i Ghandi manao hoe : « raha misy fiovana tianao ho hita eo amin’ny tontolo misy anao dia atomboy eo aminao izany fiovana izany ».

Izao aho dia manasa am-pitiavana antsika vehivavy rehetra, sy ireo lehilahy ihany koa, mba hiaraka hitsangana ka haneho ny fihetsika amin'ny fankalazana ny 8 marsa izany nosafidian'ny Firenena Mikambana./.

 

Nandika an-tsoratra : Jeannot Ramambazafy - Nivoaka tao amin'ny "La Gazette de la Grande île" ny Alarobia 11 Marsa 2020 ihany koa

Mialy Rajoelina, 08.03.2020. Kabariny tany Toliara

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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 07:58
Mialy Rajoelina, 11.03.2020. Marraine de la Santé. Discours

Monsieur le Ministre de la Santé Publique,

Madame la Représentante résidente de l’Organisation Mondiale de la Santé, Mesdames et Messieurs les chefs d’agences du Systèmes des nations unies à Madagascar,

Mesdames et Messieurs les professionnels de Santé;

Mesdames et Messieurs,

 

C’est avec beaucoup d’émotion que je me tiens devant vous en ce jour qui marque la reconnaissance d’un engagement ferme et pérenne en faveur de tous les enfants Malagasy. Toute ma gratitude va à l’Organisation Mondiale de la Santé, ainsi qu’au Système des Nations Unies, tous deux représentés ici par une seule et même personne, le Professeur Charlotte Faty Ndiaye, une femme admirable que je vous demanderai d’applaudir.

 

Je me sens particulièrement honorée de recevoir ce certificat qui symbolise non seulement les actions déjà menées et à poursuivre mais surtout l’espoir de tout un pays à travers la santé de ses générations futures. Permettez-moi donc de vous adresser mes remerciements, toute ma reconnaissance pour ce geste qui me touche énormément. Je m’engage à rassembler tous les efforts nécessaires en collaboration avec l’OMS et le Ministère de la Santé pour atteindre l’objectif de 90% de couverture vaccinale en focalisant les actions sur la revitalisation de la vaccination de routine.

 

Je prêterai ma voix pour inciter les mamans à faire vacciner leurs enfants. Il nous est, dès lors, impératif de rappeler l’importance de la vaccination de routine. Plus nous sommes nombreux à nous faire vacciner, plus nous évitons à ceux que nous aimons, à ceux avec qui nous vivons et travaillons, et à l’ensemble de la population de notre pays et des pays dans lesquels nous voyageons, de tomber malade, et de contaminer leur entourage. Cela permet de circonscrire des épidémies comme cela a été le cas pour la rougeole en 2019.

 

La lutte contre les maladies infectieuses est un défi majeur de santé publique. La vaccination reste l’une des armes plus efficaces pour combattre ces maladies, et préserver la santé des populations. Par la même occasion, je remercie également le Ministère de la Santé publique pour sa collaboration dans ce projet d’envergure ainsi que tous les professionnels de santé qui y travaillent activement. Lorsque Madame la Représentante était venue me rencontrer pour me présenter la situation alarmante de la couverture vaccinale à Madagascar, j’ai été saisie de suite par l’idée d’apporter ma contribution dans le combat, de part ma sensibilité en ce qui concerne la précarité de la santé Mère-Enfant.

 

Et je le répète aujourd’hui : les enfants ont droit à une bonne santé. Donnons-leur ce droit ! Et dans ce même ordre d’idée, la vaccination est un droit précieux. Elle permet de protéger les enfants contre des maladies évitables dès leur naissance. Nous l’avons entendu. Des efforts ont déjà été déployés pour améliorer la couverture de vaccination. Toutefois, ce combat est loin d’être gagné d’avance. Bon nombre de freins jalonnent en effet nos routes. Plusieurs facteurs entravant la croissance de la couverture vaccinale de routine ont pu être identifiés et demeurent toujours d’actualité. Citons entre autres :

- l’insuffisance de soins de qualité;

- l’insuffisance qualitative et quantitative en ressources humaines;

- le manque d’informations et d’approches communautaires pour convaincre les populations;

- la difficulté d’accessibilité à des lieux éloignés;

- l’insuffisance de ressources financières;

- l’insuffisance d’intrants nécessaires;

- la dégradation des infrastructures et des équipements sanitaires.

 

En se faisant vacciner, on se protège donc soi-même, et on protège aussi les autres. Concrètement, l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Association FITIA collaborent ensemble pour réunir leurs ressources et parvenir au but commun qui est principalement de mettre en œuvre des activités de mobilisation sociale et de communication pour la revitalisation de la vaccination de routine. L’accent est mis sur les trois régions les plus affectées, à savoir : Analamanga, Alaotra Mangoro et Ihorombe. Aujourd’hui, c’est pour moi une occasion de vous présenter l’état d’avancement de notre mission déjà en bonne marche.

 

L’Association FITIA a démarré avec l’installation de centres et points de vaccination dans différents grands hôpitaux. Nous avons dorénavant mis en place trois centre de vaccination, notamment celui d’Ambohimiandra, de Tsaralalàna et de Tuléar. Sur cette lancée, nous en implanterons bientôt dans d’autres hôpitaux et centres de santé. Par ailleurs, notre équipe-terrain, composée de 4 médecins volontaires a déjà entamé la première phase des activités de mobilisation sociale, de sensibilisation et de communication pour renforcer la vaccination de routine.

 

En effet, des descentes à Manjakandriana et à Ankazobe ont été faites auprès :

- des APART pour désigner les Autorités locales, administratives, religieuses et traditionnelles;

- des écoles publiques, privées et confessionnelles;

- des associations de femmes (leaders, vendeuses, …);

- des centres de santé;

- ainsi qu’auprès du grand public.

Il est à noter qu’à Ihorombe, nos mobilisations sociales ont touché :

- les APART en l’occurrence les chefs de Région, des Fokontany et les maires ;

- les directeurs, les enseignants et élèves des nombreuses écoles publiques et privées.

 

De manière générale, nos équipes ont toujours été bien reçues. Les personnes cibles ont pour la plupart été surprises devant la réalité concernant la vaccination, elles ont cependant été réceptives contre toute attente. Ces populations cibles ont finalement adhéré à reconnaître l’importance de la vaccination et sont maintenant conscientes de l’enjeu et du défi. Désormais, elles sont prêtes à œuvrer et à aider à la réalisation efficace des actions. Outre les installations de centre de vaccination d’une part, et la mobilisation des cibles d’autre part, nous avions également convenu avec l’OMS, qu’afin d’optimiser l’extension de ces actions, nous nommerons des mamans modèles de la vaccination.

 

Nous sommes ravis de vous annoncer que nous en avons sélectionné plusieurs. Elles sont choisies suivant 2 principaux critères de performances comme :

- la consultation prénatale et

- le respect de l’assiduité du carnet de vaccination. Ces mamans modèles, comme leur nom l’indique, sont des femmes influenceuses qui servent d’exemple pour participer aux sensibilisations au sein des communautés. En somme, lors des 3 dernières inaugurations des centres de vaccination, l’association FITIA a déjà pu toucher un grand nombre de personnes auxquelles s’ajoutent sur terrain, lors de cette première phase de mobilisation :

- 37 autorités locales, administratives, religieuses et traditionnelles;

- 30 directeurs d’école publiques, privées et confessionnelles;

- 74 enseignants;

- 68 Agents Communautaires;

- 57 Personnel de santé;

- 261 Mamans modèles désignées;

- 2265 élèves.

Soit un total de 2792 personnes sensibilisées, en plus des populations qui ont assisté aux sensibilisations.

 

Dès cette semaine, notre équipe de mobilisation repartira pour la région Alaotra Mangoro. Pour conclure, je tiens à renouveler encore une fois mon engagement aussi immuable qu’indéfectible pour la santé des enfants. C’est ainsi en ces mots que je lance un appel solennel à vous, chers parents Malagasy, à vous professionnels de la santé, à vous organismes de toutes sortes, à vous adultes, jeunes et adolescents Malagasy.

 

Permettez-moi de faire appel à votre humanité bienveillante, à votre amour inconditionnel pour chaque petit enfant de notre pays : informez-vous, prônez la vaccination de routine autour de vous, parlez-en, discutez-en, bannissez rumeurs infécondes et infanticides et entraidons-nous tous ensemble à faire de la santé de nos enfants une réalité de demain. C’est un acte patriotique dont nous sommes tous les héros.

 

Mesdames et Messieurs, je vous remercie de la noblesse de votre ambition à laquelle je joins la mienne avec respect et honneur.

Vive la vaccination de routine ! Vive les enfants Malagasy !

Mialy Rajoelina, 11.03.2020. Marraine de la Santé. Discours
Mialy Rajoelina, 11.03.2020. Marraine de la Santé. Discours
Mialy Rajoelina, 11.03.2020. Marraine de la Santé. Discours

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 19:23
Mialy Rajoelina, 05.04.2020. Discours Clinique mobile

Discours de Madame Mialy Rajoelina, épouse du Président de la République de Madagascar et Présidente Fondatrice de l'Association FITIA

Parvis de l'Hôtel de ville, Antananarivo, 05 mars 2020

 

Madame la Ministre de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la Femme,

Monsieur le Représentant résident de l’UNFPA,

Monsieur le Gouverneur de la Région Analamanga,

Monsieur le Maire de la Commune Urbaine d’Antananarivo,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs.

 

Je suis honorée d’être présente parmi vous, en ce jour qui s’inscrit dans la semaine des activités de célébration de la journée de la Femme, à l’occasion de cette remise officielle de la Clinique mobile donnée par l’UNFPA. Avant toute chose, j'aimerais remercier chaleureusement Monsieur le Maire d'avoir accepté sans hésiter et avec une grande bienveillance la tenue de cet événement sur le Parvis de l'hôtel de ville.

 

Par la même occasion, il m'est donné l'opportunité d'adresser mes remerciements les plus sincères, à l’endroit de l'UNFPA pour son indéfectible soutien. En effet, cela fera une année, au mois d’avril prochain, que nous nous donnons la main, pour mener avec détermination, la lutte contre les violences basées sur le genre et le mariage précoce. Ensemble, et avec la collaboration active de nos partenaires, notamment le Ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la Femme, le Ministère de la Sécurité publique, le Ministère de la Justice et le Ministère de la Santé, nous avons déjà mis en place de nombreuses réalisations qui viennent en réponse aux besoins des victimes et des survivantes.

 

Le don de cette clinique en faveur de l’Association Fitia est une preuve supplémentaire de votre volonté inconditionnelle de renforcer notre partenariat. Je salue la brillante initiative de l’UNFPA qui a établi un programme de déploiement de cliniques mobiles à Madagascar. Comme il a été dit, ces véhicules médicalisés ont pour mission d’assurer une offre de soins de qualité. La clinique mobile est en réalité un outil qui, pour nous, vient à point nommé car avec elle, nous pouvons envisager d’étendre nos actions.

 

Elle constitue assurément, à elle seule une stratégie parfaitement adaptée pour agir dans les zones isolées, enclavées et loin des centres de santé de base. Grâce à elle, notre cadre d’action s’étendra sur deux champs. Le premier celui d’atteindre au mieux les objectifs qui sont de renforcer la culture de zéro tolérance face aux VBG, en développant des mécanismes de prévention, de sensibilisation et de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre.

 

Le second, celui de faciliter l’accès à des soins préventifs et curatifs de qualité dans les villes et villages pour répondre aux besoins des populations, des femmes et jeunes filles en matière de couverture sanitaire, et entre autres, en consultation prénatale, en santé de la reproduction, en vaccination et aussi pour le dépistage du VIH SIDA.

 

Sans plus tarder, l’équipe de la clinique mobile de l’Association Fitia va entamer sa première action de sensibilisation, en compagnie de l’équipe de la clinique mobile de l’OIT, ici même, sur le Parvis de l’Hôtel de Ville. Elles prendront ensuite le départ pour continuer la sensibilisation sur différents points programmés, le long de la RN7.

 

Bonne mission aux équipes vaillantes et Soava dia !

 

Je vous remercie de votre aimable attention.

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 05:53
Mialy Rajoelina, 04.03.2020. Sakaizan'ny Vaksiny

Kabarin'i Ramatoa Mialy Rajoelina, vadin'ny Filoham-pirenena, Filoha Mpanorina ny Association Fitia

Hôpital des Enfants, Tsaralalàna, 04 Marsa 2020

 

Andriamatoa Ministry ny Fahasalamam-bahoaka,

Madame la Représentante de l’Organisation Mondiale de la Santé,

Ramatoa Talen'ny "Hôpital des Enfants" eto Tsaralalàna,

Ramatoa sy Andriamatoa isany mpiasan'ny Fahasalamana.

 

Miarahaba am-pifaliana sy mirary soa anareo rehetra tonga eto amin’ity fotoana manokana ho fitokanana ny toerana antsoina hoe : " Centre Ami de la vaccination" eto amin'ny Hopitalin'ny Reny sy ny zaza eto Tsaralalàna ity ny tenako. Ivontoerana mitovy tamin’ny efa natomboka ny 29 Novambra 2019 teny Ambohimiandra izay nohavaozin'ny Fikambanana Fitia sy ireo mpiara miombon'antoka. Natao ho ambohim-pihonan’ireo “sakaizan’ny vaksiny” ity toerana ity.

 

Fantantsika fa iray amin'ireo zo fototry ny ankizy ny zo ho salama sy ho tsaboina. Koa rariny raha avelantsika hisitraka ny zony ny zanantsika. Manana adidy amin’izany avokoa isika rehetra : na izaho, na ianao, na ny ray aman-dReny na ny mpitsabo na ny Ministeran’ny Fahasalamam-bahoaka. Tsy haitraitra ny fanaovana vaksiny. Tena zava-dehibe ary tsy azo hihodivirana mihitsy mba ho fiarovana amin'ny aretina mahery na ny areti-mifindra. Antony iray mahatonga ny ray aman-dReny tsy maharisika mitondra ny zanany atao vaksiny ny tahotra noho ny tsaho. Tsy ny any amin'ny tontolo ambanivohitra ihany no handairan'ny honohono, fa na ireo ray aman-dReny aty an-tanandehibe koa aza.

 

Misy ny milaza fa fomba hanaovan'ny Firenena mandroso andrana amin’ny karazana fanafody vaovao ny fanaovam-baksiny, misy koa no mihevitra fa entina hampihenana ny isan'ny mponina. Tsy marina velively izany fa diso tanteraka ! Ny mifanohitra amin’izany aza no zava-misy satria raha tsy hatao vaksiny ny zaza dia ho farofy ary ho mora handairan’ny aretina samy hafa. Fepetra tsotra nefa tokony arahina antsakany sy andavany ny fotoana fanaovana vaksiny sy ny fotoana voatondro hanaovana ny "rappel". Tarigetra izay efa noraisiko tamin'ny nitaiza ny zanako telo mianadahy ny hoe : «Tiako sy arovako ny zanako ka entiko hatao vaksiny».

 

Koa hanentanako anareo, indrindra fa ny Renim-pianakaviana mba hampihatra izany. Eto koa aho dia miantso ny mpisehatra rehetra eo amin'ny fahasalamana eto Madagasikara mba hanao ho zava-dehibe ny serasera sy fanentanana amin'ny hetsika fanaovam-baksiny. Misokatra ho an’ny rehetra ity “Centre Ami de la Vaccination” ity. Azo antonina amin'ny fotoana rehetra, maimaim-poana ary misy fanarahamaso hentitra. Marihina fa mitohy tsy tapaka mandray ireo Reny sy zaza ihany koa ny eny Ambohimiandra. Ary mifameno tanteraka ny asan'ireo toerana roa ireo. Haparitaka manerana ny Hopitaly lehibe eto Madagasikara sy ireo CSB II ny toeram-panaovana vaksiny toy izao mba hanomezana antoka amin’ny ho avy mamiratra ho an’ny zanaka malagasy rehetra tsy an-kanavaka sy mba hivelarany ara-tsaina fa indrindra ara-batana, hitombo sy ho salama.

 

Ary farany, dia manantitra hatrany ny fisaorana ho an’ny Ministeran'ny Fahasalamam-bahoaka izay tarihinao Andriamatoa Minisitra, noho ireo fiarahamiasa marobe, ary ankilany tolorako fisaorana koa ny OMS noho ny fanohanany tsy manam-petra ato anatin'izao tetikasa ara-pahasalamana izao. Ndao hifanome tanana satria tanjona iraisana ny fanatrarana ny taha 90 isan-jato amin'ny fanaovam-baksiny ny zaza eto Madagasikara.

 

Mankasitraka Tompokolahy, mankatelina Tompokovavy !

 

 

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 05:48
Mialy Rajoelina, 04.03.2020. Centre Ami de la Vaccination

Discours de Madame Mialy Rajoelina, épouse du Président de la République de Madagascar et Présidente Fondatrice de l'Association FITIA

Hôpital des Enfants, Tsaralalàna, 04 mars 2020

 

Monsieur le Ministre de la Santé publique,

Madame la Représentante de l’Organisation Mondiale de la Santé,

Madame la Directrice de l’établissement CHU Mère Enfant Tsaralalàna,

Mesdames et Messieurs les professionnels de Santé,

Mesdames et Messieurs.

 

C’est une joie de vous retrouver aujourd’hui pour l’inauguration de ce Centre de vaccination au sein du CHU Mère Enfant Tsaralalàna. Je tiens à réaffirmer ma volonté d’apporter mon soutien pour accompagner les efforts déjà déployés jusqu’ici, pour offrir des conditions favorables pour la bonne santé et le bien-être des enfants malagasy. La santé est un des droits de l’Enfant. Donnons-leur ce droit. Faisons en sorte que les enfants accèdent facilement aux centres de santé de base car il s’avère que c’est ce qui leur manque et engendre un fort taux de mortalité infantile.

 

Devant cette réalité affligeante, je ne pouvais, en tant que maman, rester insensible et impassible. Tout un chacun doit être bien conscient que la vaccination sauve des vies et que c’est la meilleure protection contre de nombreuses maladies. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas hésité à prendre l’initiative d’installer des centres et ces points pour la revitalisation de la vaccination de routine en commençant dans les grands hôpitaux. Cette action se poursuivra également dans les Centres de Santé de base. Il est encourageant de constater que depuis son ouverture, le centre d’Ambohimiandra est très fréquenté. Je souhaite d’ores-et-déjà la même affluence pour celui de Tsaralalàna.

 

A mon sens, ce point de vaccination en pleine ville va pouvoir répondre aux besoins des citadins. De plus, la forte concentration de la population à Antananarivo demande davantage de capacité de réponse face à la forte demande de vaccins. Un maximum d’effort est nécessaire pour inciter les parents à faire vacciner leurs enfants. Un centre comme celui-ci est en mesure de leur fournir des services de proximité. Il faut se rendre à l’évidence que la couverture vaccinale est encore loin des objectifs à atteindre.

 

En accompagnement de l’installation de ces centres de vaccination, il est nécessaire de renforcer la mobilisation actuelle pour lutter contre les rumeurs, les a priori et mieux communiquer sur les vaccins. Cela suppose un processus prolongé de sensibilisation pour rétablir la confiance dans les esprits et changer les comportements face à la vaccination. Dans ce cadre, l’association FITIA a commencé des mobilisations sociales dans 4 CSB dans les localités de Manjakandriana, Antananarivo, Ankazobe, et bientôt Ihorombe. Nous avons également prévu des rencontres avec des groupes d’agents communautaires dans chaque district. C’est en réunissant nos efforts que nous pourrons relever ce défi.

 

Ainsi, je réitère mes chaleureux remerciements au Ministère de la Santé Publique pour sa précieuse collaboration d’une part et à l’Organisation Mondiale de la Santé pour son indéfectible soutien dans ce beau projet, d’autre part. Donnons-nous la main pour atteindre ensemble, un ambitieux objectif d’au moins 90% de couverture vaccinale pour Madagascar.

 

Merci de votre aimable attention.

 

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